Sakavrac

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Il semblerait que le tuto des cotons lavables vous ait plu et encouragé à vous lancer. Ne rangez pas tout de suite votre machine ou vos aiguilles, voilà un deuxième tuto pour fabriquer des sacs en tissu, pour le vrac.

Un décret qui devait initialement entrer en vigueur au 1er janvier, mais repoussé à juillet, interdit désormais la vente et distribution de sacs plastique à usage unique, d’une épaisseur inférieure à 50 µm pour tout (ou presque) les commerces. Sont exempts de cette obligation jusqu’en 2017 (si j’ai bien compris) les boucheries, poissonneries et les rayons fruits et légumes ; et ne sont pas concernés les sacs d’une épaisseur supérieure à 50µm. C’est dommage, mais c’est déjà un début .
Pas besoin de vous expliquer en quoi ce décret est une bonne chose ni en quoi le plastique, c’est le mal.
Ces sacs pourront être remplacés par des sacs biodégradables, issues de matière végétale (amidon par exemple). Même si ces sacs ne mettent pas plusieurs siècles à se dégrader comme ceux en plastique, reste que la fabrication de ces sacs à un impact important, puisque pour obtenir l’amidon, il faut du maïs ou de la pomme de terre. Donc des terres arables seront utilisées pour fabriquer de l’usage unique, le tout arrosé de produit issus de la pétrochimie et d’eau potable.

L’alternative durable et zéro déchet est donc le sac en tissu. (ou tout autre sac réutilisable)
Il vous faut :
-Du tissu léger (le voilage de vieux rideaux est parfait mais des vieilles taies d’oreiller feront l’affaire)
-un cordon, une cordelette, bref, un lien.
-du fil et une aiguille ou
-une machine à coudre.
-des ciseaux

Et oui, c’est tout .

Ici, pas de voilage, mais des tissus récupérés assez légers.
Là non plus je n’ai pas mesuré ni fait de patron (modèle) car j’ai fait en fonction des chutes de tissus que j’avais. Il faut faire en fonction de vos besoins et vos envies.
Je suis partie d’un rectangle de cm, je l’ai plié en deux pour avoir une idée de ce que donnera le sac, et j’obtiens un carré. Mon sac sera donc carré. Ne pas hésiter à cliquer sur les images.

sac vrac 1

Sur le haut de mon rectangle de tissu et surtout, sur l’envers, on va faire deux ourlets à la suite, ce qui va créer une glissière et donc permettre de passer un lien. Il faut plier une première fois sur 1cm (donc le pli se situe 0,5cm du bord), mettre des épingles (car nous sommes consciencieux.ses et que nous ne faisons ça pas du tout à l’arrache) et puis coudre au point droit, en sécurisant le début et la fin de ligne : On commence à coudre sur 2cm, on fait une marche arrière sur les 2 cm et on repart jusqu’au bout. On termine de la même manière, marche arrière et marche avant. Personnellement, je n’ai pas encore vraiment acquis ce réflexe, pour le moment j’ai de la chance « ça tient » mais je sais que ça pourrait finir par lâcher. Donc, on sécurise ! Edit : Surtout, ne pas oublier d’enlever les épingles au fur et à mesure pour ne pas que l’aiguille de votre machine se casse dessus. Sinon comme le précise Dominique, on peut bâtir avant de passer à la machine, c’est une couture provisoire à grand points avec du fil épais qui se casse facilement (pour pouvoir l’enlever sans difficulté), qui permet entre autres d’enlever les épingles avant de passer à la machine.


On fait notre deuxième ourlet sur 2 cm (donc le pli est à 1 cm du bord) et on coud de la même manière. Point droit, marche avant, arrière, avant jusqu’au bout, arrière, avant. La glissière est faite. C’était le plus dur.

 

glissière

Pas droit du tout.

On plie son rectangle comme sur le schéma afin d’obtenir le fameux carré (qui peut être aussi un rectangle selon la taille de votre tissu) . Le pli est donc un côté du sac.
On va coudre au point droit le bas du sac (toujours en sécurisant) à environ 1cm du bord. Quand on arrive au bout, comme pour les cotons lavables, on laisse l’aiguille piquée dans le tissu, on lève le pied de biche, on pivote d’un quart de tour et on repars sur le côté du sac, et on termine en sécurisant.


On refait la même chose mais avec le point zig zag, entre la couture au point droit et le bord, pour éviter que le tissu s’effiloche. On coupe ensuite l’excédent de tissu en faisant attention à ne pas couper la couture.
On retourne ensuite le sac et c’est presque terminé. Reste à passer le lien dans la glissière. Le plus simple est de piquer le cordon avec une épingle à nourrice (ou l’attacher sur l’épingle) et de les passer dans la glissière.

Voilà, votre sac est terminé !

sakavrac2

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9 réflexions sur “Sakavrac

  1. Encore un super article, très complet à tout point de vue.
    Pour faire une glissière, je ne couds pas le premier pli à la machine.
    Par contre, je passe un fil de bâti à la main ( gros points avec un fil peu solide qu’on trouve mercerie) sur le deuxième pli, on peut s’aider d’épingles à chaque étape.
    Quand on coud à la machine, on ne risque plus de piquer sur une épingle, ce qui risquerait de casser l’aiguille de la machine.
    Quand la couture est faite, on enlève le fil de bâti, ce qui est facile si la couture à la machine est à côté du bâti et non pile dessus.
    Petite question, comment faites-vous pour publier des dessins? Lorsque je le fais, je prends une photo de mon schéma et je publie la photo, mais je pense que ce n’est pas la technique que vous employez…

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    • merci beaucoup !
      Du coup, c’est la couture qu’on fait pour le deuxième pli qui maintient le premier? Si c’est le cas, j’imagine que ça fait plus propre !
      Je pense que j’essaierai comme ça la prochaine fois !
      mais je viens de me rendre compte que je n’ai pas précisé d’enlever les épingles au fur et à mesure qu’on coud, pour justement ne pas casser la machine :/ faut que je corrige ça.

      En fait je fais le schéma directement sur l’ordinateur (j’utilise photofiltre)

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      • Oui, c’est la couture du 2ème pli qui maintient le premier.
        C’est vrai que si on pique les épingles au milieu de la glissière et que l’on coud tout à fait au bord de la glissière, on ne risque pas de casser l’aiguille, et un bâti ne s’impose pas…
        2 coutures pour ce genre de travail, ça n’a guère d’importance, mais le fait de n’en faire qu’une économise du temps et du fil !
        Merci pour le tuyau, je vais m’intéresser à ce logiciel gratuit…

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  2. Quels jolis sakavracs! 😉
    J’ai aussi fait mes sacs dans un tissu de récupération. C’est pratique, réutilisable, lavable, personnalisable… et c’est beaucoup mieux que les sacs en amidon.

    Aimé par 1 personne

    • Exactement ! j’aime le fait qu’on puisse les faire en fonction de nos besoins. (Un plus long pour les baguettes, un plus gros pour les choux). mon seul « regret » c’est que les miens pèsent 25. ça ne semble pas grand chose, mais si j’achète des amandes, j’en ai pour 50cts de rien ^^. Peut-être faudrait-il que je vois avec les vendeurs s’il y a moyens de tarer avant..

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    • Sur un groupe FB, une personne expliquait qu’elle pesait sur la balance en libre service son contenant vide, avec le code du produit, et son contenant plein, et qu’ensuite la personne à la caisse faisaient payer la différence. Piste intéressante, mais je suppose qu’il vaut mieux le faire quand il y a peu de monde 🙂

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  3. Pingback: Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. (5/7) | les2alchimistes

  4. Pingback: Et le bilan? Et les résolutions? | les2alchimistes

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