Shampoing solide spécial dreads – Parce que nos boudins le valent bien.

shampoing pour dreads entete titreIl y a deux ans, j’inaugurais la catégorie beauté de ce blog, en partageant la recette de mon premier shampoing solide. En deux ans, mes cheveux et mes envies ont évolués, les recettes aussi. Et surtout, je suis dreadée depuis un an maintenant et il a fallu que je trouve un shampoing  parfaitement adapté avec des critères bien précis: Il faut que celui ci lave bien, qu’il ne démêle pas, et qu’il assainisse le cuir chevelu qui étouffe un peu plus vite.

Car c’est fini les gommages du cuir chevelu à base de sucre ou de café, au risque de retrouver de la poudre sur mon oreiller pendant des jours.. Exit aussi les soins hydratants à base de yaourt ou d’avocat, un mauvais rinçage et je risquerai de me retrouver avec des odeurs un peu craignos.

giphy

Dans l’idéal, il faut que ce shampoing soit :

antipelliculaire, parce que les pellicules ne tombent pas sur les épaules mais restent bien accrochées aux dreads.
antigratouille, les dreads mouillées tirent biiiiiien sur le cuir chevelu, ce qui peut provoquer des gratouillis, accentués lorsqu’il fait chaud.
Anti chute des cheveux, histoire que les dreads ne tombent pas. ça peut être bien.
S’il peut en plus retenir l’hydratation et fortifier les cheveux, alors il a tout bon.

Les ingrédients:

Après quelques recherches,  j’ai fini par trouver mon bonheur :

Poudre de neem (purifiant, anti pelliculaire, anti inflammatoire, anti gratouille, anti poux) –  poudre de kapoor kachli (favorise la pousse, évite la chute des cheveux, anti poux aussi) – huile de carthame (évite la déshydratation des cheveux, aide à la pousse) –huile de coco (protège les cheveux, les fortifie) – huile essentielle de tea tree (antibactérien, antifongique, antiparasitaire, antipelliculaire) et huile essentielle de palmarosa (tout pareil).  

J’aime bien mixer deux poudres et deux huiles pour profiter de leur synergie, mais une de chaque peut sans doute être suffisant, dans un soucis de minimalisme. J’avoue que c’est aussi pour finir les paquets que j’en utilise autant.

 

La recette :

Pour un pain d’environ 50g

30g de tensio-actif SCI
7g de poudres végétale (neem & kapoor kachli)
8g d’huile végétale (coco & carthame)
10 gouttes d’huiles essentielles (tea tree & palmarosa)
Optionnel : 20 gouttes de fragrance
5g d’eau

Toujours le même procédé : Faire chauffer au bain marie l’eau et les huiles; une fois l’huile solide fondue, ajouter le SCI. mélanger jusqu’à obtenir une pâte assez lisse. Ajouter ensuite les poudres et bien les incorporer. Retirer du bain marie, ajouter les huiles essentielles, éventuellement la fragrance et mettre dans un moule souple. Laisser refroidir, démouler quelques heures plus tard et laisser sécher au moins 24h. Si vous avez mis plus d’eau, laissez sécher davantage.

Et c’est tout, le shampoing est prêt à être utilisé, à frotter directement sur le cuir chevelu ou dans les mains.

tenor.gif

Une fois utilisé, il faut bien le laisser sécher, en évitant le bord de la baignoire. Ce shampoing revient à moins de 2€, dure plusieurs mois et lave correctement sans décaper. Il permet d’entretenir des dreads sans produit issu de la pétrochimie, sans silicone-paraben-sulfate-…, et sans POA (produit d’origine animale). Et même sans dreads, ce shampoing convient très bien 😉

Shampoing solide special dreads pinterest

Bilan minsgame

entete - bilan minsgame

Le mois dernier, nous avions publié un article sur le minimalisme et avions décidé de nous lancer dans le défi minsgame pour ce mois de juillet. Pour rappel, c’est un challenge minimaliste qui consiste à se débarrasser d’objets en fonction des jours calendaires; au 1er du mois, on sort 1 objet, au 2, on sort 2 objets et ainsi de suite. Le but étant de refaire un point sur nos possessions, alléger notre maison comme notre esprit (surtout le mien), gagnant ainsi en temps et en espace.

Nous voilà donc à la fin de ce défi, suivi notamment par Vivianne et Lamarmottechuchote.

Nos premiers mots? C’est pas facile !

Le déroulé

minsgame jour 1 a 9

Les premiers jours, on est confiant, on fait même du zèle. 3 objets aujourd’hui? Allez, j’en sors 7. C’est pas évident quand on est un peu lancé.e, de s’arrêter comme ça, surtout quand on a trouvé une niche à bazar. La niche à bazar, c’est une boite fourre tout, un tiroir fourre tout, un meuble fourre tout, un grenier/un garage/une cave/ une chambre d’ami. C’est la représentation physique de notre niveau de procrastination.

minsgame jour 10 a 19

Passé la première dizaine, ça se complique, d’autant plus qu’à cause d’une semaine alitée, les objets en retard se sont accumulés. Et puis, regain au jour 21 et j’ai sorti 85 objets d’un coup. Alexys s’est attelé au garage, où il était sûr de trouver pas mal de trucs, mais en même temps, l’impression de ne jamais en voir le bout. moi je préférais aller dans les petits recoins, où sortir 20 machins semblait ne rien changer, pour autant, c’est 20 machins que nous n’aurons pas à déménager à l’avenir.

minsgame jour 20 a 30

En parlant de déménagement, nous avons fêté notre première année dans cette maison le 29 juillet; c’est une belle façon de fêter cette année que de se sentir davantage à l’aise dans notre maison. 

La dernière dizaine fut la plus difficile, il suffit d’un jour de retard, et on se retrouve avec une cinquantaine d’objets à sortir, d’un coup.

Ce qui en ressort

J’ai noté scrupuleusement sur un fichier chaque objet sorti , histoire de faire un bilan personnel plus complet (et aussi parce que je suis un brin cinglée). L’intérêt est de cerner plus précisément quels objets peuvent poser problème, pour faire attention à l’avenir à ne pas de nouveau s’encombrer.

Le matériel informatique : Un ordinateur portable HS, DES clés wifi, DES alimentations de PC ou autres câbles d’appareils qu’on a plus , un lecteur mp3, un vieux smartphone… Bref, des choses qui auraient du être débarrassées depuis bien longtemps mais qu’on gardait au cas où. Au cas où quoi, je ne sais pas.

Le linge : Une bonne partie des vêtements était déjà triée et la totalité est sur Vinted depuis un an. Un an donc que j’entasse dans l’armoire des vêtements à vendre et qui prennent de la place. J’ai donc sorti une partie des fringues que je proposais une misère sur le site (2€) mais qui ne trouvait pas preneur.se malgré les personnes intéressées. Je laisse jusqu’à la fin août les autres fringues et après, ça part. J’ai brièvement trié dans mon dressing actuel, mais les pièces restantes sont des pièces que j’apprécie. On est loin de la garde robe capsule, mais j’aime les fringues et j’aime pouvoir changer de style selon mon humeur.  J’ai également sorti du linge de lit, car même une gastro foudroyante ne justifie pas d’avoir 7 draps housses et 20 taies d’oreiller.

Les bidules, la papeterie et bric à brac : Je garde beaucoup de choses qui pourraient rentrer dans la catégorie scrapbooking comme des nœuds, des rubans… ; bidules que j’utilise pour décorer des petits paniers ou cadeaux à offrir. mais est-ce vraiment utile? Il y a aussi ces 64 bijoux à jeter/donner; c’est beaucoup pour quelqu’un qui n’a que des piercings qu’elle ne change presque jamais. 

Les objets à valeurs sentimentales : Qu’ils soient des cadeaux ou de simples gadgets qui nous rappellent une époque et des relations bien révolues, on garde ces objets de manière irrationnelle, par peur de décevoir ou de passer pour une mauvaise personne. Petit rappel, on appelle un cadeau un présent : il symbolise donc l’affection de la personne au moment présent où le cadeau est offert, il est donc avant tout un messager. D’ailleurs on dit bien c’est l’intention qui compte et ce n’est pas anodin. Un cadeau, reçu il y a plusieurs années, a donc fait son job; maintenant, si ce dit présent est un objet inutile/encombrant/poussiéreux/cassé/moche, que ça vous demande un effort de le garder, c’est peut être qu’il est temps de s’en débarrasser. Et c’est pas grave ! Je n’en voudrais pas le moins du monde à mes parents s’ils se séparaient de mes œuvres d’art de maternelle, ni si mes anciennes amies jetaient des bracelets offerts, achetés à Cl°ire’s. C’est en partant de ce principe que je n’ai pas culpabilisé à jeter des lettres ou des objets souvenirs. J’en ai gardé, évidemment, mais parce que ça me mettait en joie, pour reprendre les propos de Marie Kondo.

Les déchets pas encore déchets : On gardait beaucoup de choses parce qu’on ne savait pas quoi en faire et parce que tant qu’ils sont chez nous, ils ne sont pas réellement des déchets (et donc, ne pollue pas). On croit ce qu’on a envie de croire. Parmi ces objets, on retrouve des médicaments, périmés ou non, qui finiront quand même incinérés ou enfouis, parce qu’on ne peut veut plus les envoyer dans des pays où il y en aurait pourtant besoin. Il y a des produits ménagers bien pourris qu’on nous a donné, qu’on sait ultra toxiques; puisqu’ils sont là, on pourrait les utiliser, mais entre du gâchis et ma santé, la priorité c’est la santé (Pourquoi j’évite les perturbateurs endocriniens ). Du manger qu’on nous a donné aussi, mais qu’on n’aime pas (on a réussi à utiliser de la crème dessert en faisant un gâteau. c’est pas terrible, mais c’est pas jeté) .

Les poubelles se sont donc bien remplies en ce mois de juillet, mais ça reste exceptionnel, et si on gère bien, on ne devrait pas avoir à recommencer. Nous avons aussi emmené beaucoup (beaucoup!) de choses à Emmaüs et j’ai vendu un peu via Vinted.

fleur séchée

Mission accomplie ou mission échouée ? 

Nous n’avons malheureusement pas pu aller au bout de ce défi, du jour 26 au 29, nous n’avons rien sorti. Nous sommes tout de même arrivés à au moins 333 objets sortis sur 465, soit 132 objets manquants. Certains objets auraient pu être comptés à l’unité mais nous faisions souvent des lots (donc les lots « tas de merdes »et « tas de papiers ») et certains objets n’ont pas été comptabilisés. Avec les différents gros tris que nous avons fait ces deux dernières années , il était évident que les choses ne seraient pas aussi simples. Dans les jours et les semaines qui suivent, nous sortirons sans doute d’autres objets, mais sincèrement, le plus gros est fait. Le but n’étant pas de virer des objets qui ont encore une (vraie) utilité.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce défi, c’est qu’il nous permet un rangement sans pour autant être le but premier. On commence avec l’objectif de vider uniquement mais par la force des choses, on obtient un environnement rangé, et c’est super motivant je trouve, quand on vit dans une maison pas très organisée, où il manque du rangement. Je retrouve un peu les propos de marie Kondo, qui explique qu’il faut commencer par vider et ne pas réfléchir au rangement, car les objets que l’on garde ont forcément une place attitrée quelque part.

marie kondo - pourquoi vider avant de ranger extrait

Extrait de « La magie du rangement »

Comme je le disais un peu plus haut, tous ces objets sont la représentation physique de notre procrastination; beaucoup de choses auraient pu être débarrassées bien avant parce qu’il s’agissait déjà de déchets même s’ils étaient encore dans la maison, ou parce que ce sont des au cas où qui ont plusieurs mois/années et qui n’ont toujours pas servi. Ce défi nous a permis de faire des choses que nous avions repoussé, comme fixer deux étagères, qui attendaient déjà depuis quelques mois ou récupérer des étagères pour pouvoir ranger le garage correctement.

Le bilan reste donc très positif, même si nous n’avons pas pu aller au bout de l’objectif numéraire, nous avons considérablement réduit le nombre d’objets dans la maison et avons pris le temps de faire ce que nous devions faire depuis longtemps. Autre point positif, comme Catherine de Lamarmottechuchote, la plupart des objets débarrassés ne sont pas des objets récemment achetés, donc il y a peu de risques que nous nous retrouvions vite de nouveau encombrés.  Seul point négatif, dans mon euphorie du rangement, j’ai donné par mégarde mon débardeur préféré 😉 

Où en êtes vous dans vos possessions?

Avez vous fait le minsgame?

minsgame-pinterest-fleur-bilan-défi

Pint’ sur Pinterest 😉 

 

Permaculture – le gros mot.

papillon de nuit sur fleur de jour permaculture.jpg

A plusieurs reprises, sur le blog ou sur les réseaux sociaux, on nous interroge sur notre façon de jardiner et on relève le terme « permaculture ». Qu’est-ce que c’est ? Quelle est la différence avec l’agriculture biologique?  Est-ce que je peux faire de la permaculture sur mon balcon? 

Trois ans qu’on s’est penchés plus sérieusement sur le sujet (pour ma part, je partais de zéro), deux ans qu’on tient ce blog, entre popote et jardinage. C’est peut être l’occasion de réfléchir à cette notion et partager avec vous ce qu’on en retient.

Un mot dans l’air du temps, qu’il est difficile de coller à une définition bien cadrée; et pour cause, c’est un concept systémique, une manière de voir et d’appréhender les choses dans leur globalité. Et si je devais l’expliquer avec mes mots à moi, je dirai que c’est d’abord observer la nature, s’en inspirer et faire en fonction d’elle, toujours dans la bienveillance. C’est voir les choses dans leur globalité et non séparément: chaque être, chaque végétal, de par ses différentes fonctions agit en synergie avec les autres pour créer la vie.

Ainsi, « mauvaises herbes » (=adventices) et « nuisibles » ont un intérêt , peut être pas directement pour nous, Humains, mais un intérêt quand même.  Quand du liseron ou du rumex poussent entre vos tomates et poivrons, ils travaillent à votre place. Par leurs puissantes racines, ils ameublissent le sol et les parties aériennes vont limiter l’évaporation de l’eau. Le tout va apporter de la matière organique, donc des éléments nutritifs, ainsi que le gîte et le couvert aux micro et macro organismes naturellement présents dans le sol.  (on le vous disait déjà dans cet article publié il y a deux ans.) )Comme tout est question d’équilibre , il n’est pas question pour autant de laisser son potager nourricier devenir un champs de chiendent, il y a évidemment un entre deux à respecter si on veut manger… tout en ne passant pas sa vie à désherber. On y reviendra plus tard…

Je n’ai pas ici choisi forcément le meilleur exemple puisque dans ce cas, les « mauvaises herbes » servent l’Humain. Une précision tout de même : ce n’est pas parce que des plantes ou des êtres semblent « servir à rien », qu’ils ne servent à rien. D’ailleurs, indirectement, tout finit par nous servir. 

Il existe trois grands principes fondateurs : Prendre soin de la terre, prendre soin des hommes et partager équitablement. Car la permaculture ne s’arrête pas au jardinage mais s’étend à tous les domaines de la vie, et c’est bien logique puisqu’elle se base sur un modèle où tout est lié.

Pour illustrer cette synergie, il existe la fleur permaculturelle (je l’ai choisi détaillée pour davantage comprendre son étendue) :

fleur-permaculture-complete-couleur

Source : Lasymbioserie.com

Sans même avoir l’âme d’un.e jardinier.e , il se peut que votre démarche perso s’inscrive également dans cette fleur : minimalisme, zéro déchet, éducation bienveillante, médecine alternative … C’est ainsi que certain.e.s sont dans une démarche qualifiée de permacole, sans jamais avoir mis les mains dans la terre, quand d’autres jardinie.re.s, aussi bio soient-iels, en sont loin.

Là où je veux en venir, c’est que réduire la permaculture à du jardinage bio est une absurdité; malheureusement c’est ce qu’il se passe la plupart du temps. La faute bien souvent aux médias qui, par le biais de 2 pages dans un magasine ou 5 minutes au JT, présentent le sujet comme la solution miracle à la faim dans le monde ou comme un courant New age marginal pour les originaux. Pire, on réduit la permaculture à des techniques, comme les fameuses « buttes (auto-fertiles) de permaculture« , les « bacs de permaculture« , le paillage à la paille, la non-nécessité de l’arrosage ou la récupération systématique des semences; pleins de « bons » conseils qu’il semble falloir suivre à la lettre pour être un bon permaculteur. Rappelons quand même qu’à la base, il s’agit d’observer et de faire en fonction, donc en résumé, réfléchir : l’arbitraire ne peut avoir sa place dans ce système. Car ce qui marchera chez l’un.e ne marchera peut-être pas chez l’autre. Essayer de (re)créer un écosystème durable et résilient avec des conseils qui s’appliquent parfaitement à l’opposé du pays ça peut fonctionner… comme ça peut totalement foirer. Et il serait dommage de perdre un temps précieux (et souvent des ressources précieuses) avec des pratiques qui ne conviennent absolument pas.

Pour reprendre l’exemple trop souvent lus des buttes : Sur un sol très argileux,  lourd et qui retient un peu trop l’eau, il peut être intéressant de mettre en place des butes pour aider au drainage. mais faire des butes sur une terre plutôt sableuse est un non sens puisque le sol est déjà drainant; l’eau va juste traverser la butte, pas grand chose ne la retiendra.

Il est donc assez difficile de répondre à quelqu’un.e qui demande  » comment se lancer là dedans? « , notamment pour le jardinage. Bien sûr, il y a des conseils qu’on peut donner et c’est aussi un peu le but de l’article. Il faut garder à l’esprit que la permaculture n’est pas une baguette magique qui permet forcément de créer l’abondance sur des petits espaces, ou qui permet de se passer totalement d’eau, ce n’est pas une recette de cuisine qu’on suit à la lettre, ni un schéma de bac en bois pour obtenir de jolis carrés potager. En revanche, les conseils qui nous semblent les plus pertinents à donner, sont d’observer, rechercher et s’instruire, et rester curieux.se .

Observer son lieu de culture, les avantages (pluie, soleil..) les inconvénients (pluie, soleil..;) ), ce qui y pousse naturellement, et chercher l’indication que nous donnent ces plantes, le type de sol, les ressources qui se trouvent autour du lieu etc
Réfléchir à vos envies et vos capacités
Lire des livres sur les sujets : sur les plantes en elle-même, sur le compost, sur les couvertures de sol, sur les acteurs de votre potager et leurs besoins : les pollinisateurs, les travailleurs du sol, les nuisibles.

Bref, l’intérêt est de comprendre votre jardin afin de faire les bons choix. Et le plus important pour moi, expérimenter. Le risque en partant totalement à l’aveugle c’est de perdre du temps et de gâcher des ressources (l’eau notamment, et tout ce qui aura servi à faire naître vos plants) mais l’expérience, avec ses réussites et ses échecs est aussi un très bon moyen de comprendre. Bref, feeling et curiosité sont des outils précieux pour s’épanouir dans ce domaine.

la permaculture-les2ALchimistes

Pour illustrer davantage nos propos, voici un peu comment on fonctionne chez nous.

Première phase d’observation
Quand nous sommes arrivés il y a un an jour pour jour, il n’y avait rien dans le jardin sinon un bananier et un palmier au milieu. Nous avons commencé par enlever ceux-ci, qui ne sont pas du tout adaptés à notre climat et qui demande des litres et des litres d’eau. La « pelouse » étaient en réalité un mélange de mousse, chiendents, verveine officinale et de potentille rampante; ces plantes nous indique un terrain lourd et asphyxié. Il faut dire qu’une piscine portative y est restée un temps, et plusieurs tonnes d’eau, ça tasse… .Une dent de grelinette cassée est aussi un très bon indicateur d’un sol très très tassé…

Déléguer le travail du sol aux engrais verts – Le droit à la paresse
Arrivés en plein été, Alexys a préparé rapidement quelques planches à la grelinette pour pouvoir cultiver tout de suite plusieurs choses. Sur les planches inoccupées, des engrais verts y ont été semés pour ameublir ce sol très lourd, nourrir le sol par les racines puis par la suite, par les parties aériennes. Chaque hiver, les planches seront désormais couvertes; soit de cultures d’hiver (épinards, fèves, chou chinois, radis d’hiver), soit d’engrais verts.

Réfléchir à nos besoins et nos envies. 
Etant limités en place, nous avons beaucoup réfléchis aux légumes que nous souhaitions cultiver; pas question de réserver de la place pour des pommes de terre qui ne coûtent pas très cher, mais obligation de mettre beaucoup de pieds de courgettes puisque ce légume est celui que nous consommons en très grosse quantité (#teamcourgette) et sous toutes les formes. Nous n’avons pas fait beaucoup de tomates car nous ne les consommons qu’en sauce (pas #teamtomate). Nous n’en ferons pas l’année prochaine, on passera directement par un maraîcher pour faire nos sauces, nous offrant la possibilité de faire davantage de poivrons.

Réfléchir à ce qu’on ne veut pas. 
Les engins motorisés (tondeuse, taille haie, motobineuse) sont proscrits chez nous: c’est une pollution bien inutile sur un si petit espace. Tondre tous les quatre matins, même si c’est à la tondeuse manuelle, ce n’est pas pour nous #teammalsrasés

Faire avec les ressources alentours. 
Derrière chez nous, au fond du jardin, il y a un fossé communal qui est de temps en temps débroussaillé par les agent.e.s de la commune. Très bien! Un coup de râteau et on obtient de quoi pailler le potager ! Nos deux voisins tondent leur pelouse et emmènent leur tonte à la déchetterie. Très bien, on la récupère !

Nourrir nos allié.e.s, leur offrir le gîte. 

On lit et entend souvent que la permaculture c’est aussi apprendre à ne pas faire; ne pas intervenir dès que les pucerons apparaissent par exemple. S’il est vrai que nous appliquons ce principe, nous ne restons pas non plus sans rien faire; laisser les pucerons envahir son potager « permacole » et continuer à tondre et à tenir un jardin excessivement « propre » n’est clairement pas la bonne manière.

Afin d’accueillir, et surtout, de conserver nos auxiliaires divers (chrysopes, coccinelles, syrphes, abeilles, carabes, etc.) il est primordial de semer des fleurs mellifères, laisser des coins sauvages et non tondus, laisser des tas de pierres, entasser des branchages et feuilles mortes. Ainsi, vos auxiliaires venus se régaler de vos pucerons, limaces et autres « nuisibles », trouveront le nécessaire à une installation perenne. A terme, chaque « invasion » sera plus facilement et rapidement jugulée. Un équilibre peut ainsi se créer. Installer une haie vive avec des espèces indigènes prélevés ici ou là dans le village, procurant des fleurs pour les insectes, des fruits pour les oiseaux, et un abri pour toute une myriade de vie est également un atout de taille pour amener un jardin « classique » à un jardin vivant, de biodiversité.

Apprenez à connaitre vos plantes et insectes, pour mieux accepter leur présence.

Et en dehors du jardin? 

On essaie de produire le moins de déchet possible (zéro déchet), et les déchets organiques sont compostés via un composteur traditionnel et un lombricompost . On essaie de consommer moins mais mieux , on fait de la récup de meubles, de fringues et même de nourriture . On récupère les eaux grises (eau de chauffe, eau de rinçage de mains/vaisselle/légumes, eau de la douche sans savon) pour le potager, en plus de l’eau de pluie. On apprend à faire les choses nous même (couture, produits ménagers et cosmétiques …) et ensuite on transmet, que ce soit via ce blog ou via un atelier dans une jolie boutique . On essaie de relancer un jardin partagé dans notre commune, même si nous faisons face à des déconvenues, on sensibilise un peu autour de nous, l’air de rien. On essaie d’être bienveillants mais ce n’est pas toujours le plus facile…

Bref, nous essayons de faire au mieux, entre nos envies, nos besoins, nos convictions, nos possibilités… et nos limites ! Nous souhaitons simplement prendre soin de la Terre, des animaux humains et non-humains, dans le respect et la bienveillance.

la permaculture chez les2alchimistes pinterest.jpg

Article à vrac !

ahahkicki2

Et pour la nomination du plus gros manque d’assiduité dans l’écriture de leur blog, le prix revient à …. tadam tadam… Les2ALchimistes !!!

Oh c’est nous ! 

Bon, faut avouer qu’on est pas mal occupés en ce moment ! Les beaux jours qui reviennent, les journées qui rallongent, Alexys passent plus de temps dans le jardin et moi dans la cuisine ou derrière la machine à coudre. La petite maison dans la prairie version 2017; faut l’avouer, on aime ça 🙂  Lire la suite

Chantilly de douche – recycler les chutes de savons.

Fabriquer une chantilly de douche personnalisable DIY

Depuis les premiers savons que j’ai fait pour Noël, Alexys s’est également pris au jeu et il y en a eu quelques autres (on en parle dans cet article). Malheureusement, à chaque découpe, on se retrouve avec des chutes de savons, parfois trop petites pour être utilisées. J’ai donc cherché un moyen de les recycler, et j’ai trouvé la chantilly de douche. Ce qui est sympa avec cette recette, c’est qu’on peut utiliser également les « fins de savons », voire même un savon entier si on apprécie vraiment le concept. Lire la suite

Nous, on aime bien chiner.

en-tete

Aujourd’hui, un article plutôt « vis ma vie de zippie » , pour vous parler de récup, et pas n’importe laquelle, celle des meubles.
Dans une démarche écologique et économique, il nous a toujours semblé évident de chiner nos meubles plutôt que de payer au prix fort du mobilier qu’on retrouve dans beaucoup de foyers.
Nous avons à la base un budget très serré et le poste sur lequel nous ne voulons pas faire de concession est l’alimentation. Avec ce qu’il reste, il faut apprendre à se débrouiller et à dénicher les bons plans, et honnêtement, c’est une activité qui nous amuse assez. Lire la suite